Mieux vivre son désir d'enfant

La procréation, un processus complexe

Quoi de plus essentiel, pour un couple, que d’avoir un enfant ? Un désir parfois inaccompli…

Il faut dire que la fertilité varie selon les individus et l’activité sexuelle : la probabilité d’obtenir une grossesse au cours d’un cycle menstruel est faible, de l’ordre de 20 à 25% (1). La fécondation, prélude de la grossesse, est en effet un processus physiologique complexe, régulé par de multiples facteurs, notamment hormonaux.

(1) – BEH, INVS, N°7-8-9 du 21 février 2012

La fertilité

La fécondation en bref

 

ThinkstockPhotos-78617017La fécondation résulte de la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde, les deux cellules reproductrices humaines. Le moment le plus favorable à cette rencontre se situe avant le 13ème jour du cycle pour un cycle de 28 jours, c’est-à-dire au moment de l’ovulation.

L’ovulation : un ovule se développe dans l’ovaire au sein d’un « follicule » puis est expulsé vers la trompe utérine. Cela s’effectue sous le contrôle d’hormones d’origine cérébrale (FSH et LH), elles-mêmes influencées par des hormones sécrétées par les ovaires.

La « rencontre » : elle se fait au niveau de la trompe, jusqu’où remontent les spermatozoïdes libérés dans le vagin. Les spermatozoïdes doivent être suffisamment nombreux, mobiles, et trouver au niveau du col de l’utérus un milieu favorable, notamment une glaire dont la qualité dépend d’hormones ovariennes et cérébrales (œstrogènes et hCG).

La fécondation proprement dite : un seul de ces spermatozoïdes féconde l’ovule. Une cellule-oeuf est ainsi créée, elle préfigure l’embryon. Cette cellule commence à se diviser et entame sa descente vers le vagin.

La nidation : le futur embryon atteint l’utérus. Il s’implante dans la muqueuse préalablement préparée par des stimulations hormonales ovariennes (oestrogènes puis progestérone).

Chacune de ces étapes est cruciale, toute perturbation compromet une future grossesse.


Faq

1. En cas de difficulté à être enceinte, peut-on en parler à son médecin traitant ?

Bien sûr, c’est le premier interlocuteur, surtout si l’on n’est pas suivi par un gynécologue. Le médecin généraliste est parfaitement qualifié pour confirmer l’infertilité du couple par un questionnement approfondi et, si nécessaire, des tests simples : courbe de température, dosages hormonaux, échographie chez la femme ; spermogramme chez le conjoint.
En fonction des résultats, il saura orienter vers un gynécologue spécialisé dans le domaine de l'infertilité.

2. Où se pratique la FIV ?

La FIV, comme toute aide médicale à la procréation (AMP), ne se pratique que dans des centres habilités, avec une équipe technique et médicale agréée. Ces centres se situent aussi bien à l’hôpital qu’en clinique.

3. Qu’est-ce c’est, au juste, que le syndrome des ovaires polykystiques ?

C'est une anomalie d’origine hormonale assez fréquente, puisqu’elle touche 10% des femmes. Elle est responsable d’absences d'ovulation et de règles irrégulières. Elle se manifeste aussi souvent par un surpoids ou une obésité, de l'acné, une augmentation de la pilosité...
On n’en connaît pas encore précisément les causes, mais lorsqu’un couple souhaite un enfant, des stimulations ovariennes permettent en général de rétablir l’ovulation.

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Dernière mise à jour le : 28/01/2019