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AMP : Que peut-on en attendre ?18. Avec les techniques d’AMP, le taux de grossesses est proche de celui naturellement obtenu chez un couple fécond.En partie vraiÀ l’heure actuelle, selon les résultats du bilan 2002 du registre français FIVNAT, chaque tentative de FIV arrivée au stade de recueil des ovocytes offre une chance de débuter une grossesse de l’ordre de 22 % en FIV et 24 % en insémination artificielle. Un couple n’ayant, quant à lui, aucun problème de fécondité, a environ 25 % de chances d’obtenir une grossesse au départ, les chances s'amenuisant avec la durée de l'infertilité. Les résultats de la FIV s’approchent donc de ceux obtenus naturellement. En insémination artificielle, technique plus légère, les taux de grossesses sont moins importants, de l’ordre de 9 % par cycle. Mais attention, quelle que soit la technique dont on parle, il ne s’agit que d’une moyenne : tout reste affaire de cas particulier, et les couples ne sont pas égaux face à une tentative d’AMP. Certains ont plus de chances, d’autres moins, selon l'âge de la femme, son poids, sa réserve ovarienne et la qualité des spermatozoïdes. 19. Grâce aux techniques d’AMP, environ un couple infertile sur deux parvient à avoir un enfant.Vrai... et fauxCette statistique tient compte du fait que les couples font souvent plusieurs tentatives et qu’il existe à chaque nouvelle tentative une nouvelle chance de grossesse, mais tout dépend de l’âge de la femme. En FIV, par exemple, il a ainsi été calculé que le taux d’accouchements de 15 % après une tentative, passe à 40 % après quatre tentatives. Ces pourcentages sont bien sûr des moyennes et les résultats peuvent varier en fonction de la situation individuelle de chaque couple. 20. En FIV, on ne peut pas choisir le sexe de son enfant.VraiLa loi l’interdit. Il y a ainsi parmi les enfants issus d’une AMP (insémination, FIV ou ICSI) la même proportion de filles et de garçons que dans la population des bébés tout-venant. 21. L’ICSI, c’est mieux que la FIV classique.FauxCertes, les résultats de l’ICSI sont un peu meilleurs que ceux de la FIV classique, mais ce n’est pas dû à la technique. Cela est lié au fait que l’ICSI concerne une population différente, dans laquelle les femmes sont en moyenne plus jeunes et n’ont, dans la plupart des cas, aucun problème personnel de fertilité. L’ICSI concerne en effet en priorité les couples dans lesquels existe un problème d’infertilité masculine. 22. En FIV, il faut le plus souvent au minimum quatre tentatives pour obtenir une grossesse.FauxChaque tentative de FIV offre une chance de grossesse, et la répétition des tentatives augmente globalement la chance d’être enceinte. À l’heure actuelle, on estime ainsi que, après quatre tentatives, la probabilité d’obtenir une grossesse est de l’ordre de 40 % (registre français FIVNAT) variable (50 % à 30 ans et 30 % à 40 ans) selon les caractéristiques du couple. Quatre-vingts pour cent des grossesses se termineront par la naissance d’un bébé. Ces chiffres sont des résultats globaux, ce qui signifie qu’il est difficile de prévoir, pour un couple donné, le nombre de tentatives qui sera nécessaire au succès. De même, le fait de répéter les tentatives ne garantit pas les résultats. 23. En FIV, toute grossesse qui débute se termine par un accouchement.FauxComme dans la nature, il y a des fausses couches en FIV. On les estime à 20 %. Ce taux de fausse couche explique la différence entre le taux de grossesse par ponction (20 %) et le taux d’accouchement (15 %). Ce taux de fausse couche augmente avec l’âge de la femme comme dans la nature. 24. Le taux de succès des FIV est plus important lors d’une deuxième ou troisième tentative que lors de la première.FauxContrairement à l’idée reçue selon laquelle la probabilité de grossesse augmente à chaque nouvelle tentative, c’est en réalité le premier essai qui offre le plus de chances de succès. On estime ainsi que si la chance d’obtenir une grossesse est d’environ 20 % après une première tentative, elle n’est plus que d’environ 13 % à la quatrième. Ce phénomène s'explique parce que, au fur et à mesure des tentatives, on sélectionne les cas les plus défavorables, les meilleurs cas, les moins infertiles, étant enceintes à la première insémination ou FIV. 25. Le succès ou l’échec d’une FIV ne peut pas se prévoir.VraiCertains facteurs de succès ou d’échec de la FIV, comme par exemple l’âge maternel ou le nombre d’ovocytes recueillis après stimulation des ovaires, sont aujourd’hui bien connus. On sait ainsi, par exemple, que chez une femme jeune ayant bien réagi à la stimulation, chez laquelle on aura recueilli un grand nombre d’ovocytes, les chances de succès seront plus importantes que chez une femme ayant la quarantaine et chez laquelle un seul ovocyte aura pu être mis en fécondation. Cela étant, rien n’est jamais complètement joué à l’avance et la part d’aléatoire reste importante, même dans les conditions médicales et techniques de réalisation optimales. L’échec peut ainsi survenir à n’importe quelle étape de la FIV (au moment de la stimulation, de la ponction des ovaires, de la mise en fécondation ou du transfert des embryons), sans que l’on puisse toujours l’expliquer. La FIV reste une loterie.
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