|
|
AMP : Et après ?34. Après une FIV, un test de grossesse positif suffit pour dire que tout va bien.FauxUn test de grossesse positif témoigne d’une grossesse débutante. Or, comme après une fécondation naturelle, les débuts de grossesse après FIV peuvent connaître certains écueils. Les principaux risques des premières semaines sont la fausse couche et la grossesse extra-utérine, dont la fréquence est un peu plus importante qu’après une fécondation naturelle. Les éventuels problèmes ne sont pas dus à la technique de FIV, mais au fait que les femmes bénéficiant d’une FIV sont plus à risque que d’autres. Une fois ces écueils évités, on estime que, si la femme arrive à dix semaines de grossesse (soit douze semaines d'aménorrhée), elle peut s’estimer tranquille, comme après une fécondation naturelle. 35. Pour aider au maintien de l’embryon dans l’utérus après une FIV, il faut prendre des médicaments et rester allongée.FauxLa capacité d’un embryon à s’implanter dans la paroi de l’utérus après une FIV dépend de sa viabilité et de la qualité de la muqueuse utérine. Si la muqueuse est adéquate, un embryon viable a toutes les chances de s’implanter correctement, sans aucune aide médicamenteuse. Il est parfois envisagé d’essayer d’améliorer l’état de la muqueuse utérine en agissant sur l’équilibre hormonal ou sur les conditions locales de vascularisation. Des médicaments, comme la progestérone ou l’aspirine, peuvent alors être prescrits. Le repos au lit après le transfert n'a pas démontré son efficacité. En revanche, il est recommandé d'éviter les sports violents et les longs trajets. 36. Les enfants conçus par FIV sont plus souvent prématurés que les autres.VraiEn cas de grossesse unique (un seul foetus), il y a un peu plus d’enfants prématurés chez les bébés conçus par FIV que dans la population générale (9 % contre 6 %), car les mères sont en moyenne plus âgées que les femmes enceintes habituelles. En cas de grossesse multiple (avec deux ou, plus rarement, trois foetus), le risque de prématurité devient, comme après une fécondation naturelle, un problème beaucoup plus important : il concerne environ la moitié des grossesses gémellaires et plus de 90 % des grossesses triples (registre FIVNAT). Pour limiter au maximum le risque de grossesse triple, tout en offrant au couple les meilleures chances de grossesse, les équipes médicales ont progressivement réduit le nombre d’embryons transférés. Le nombre d'embryons à transférer (un à trois) doit être discuté et adapté à chaque cas, en fonction de l'âge de la femme, du rang de la tentative et de la qualité du ou des embryons. 37. La majorité des FIV aboutissent à des naissances multiples.FauxSeules 25 % des FIV environ aboutissent à la naissance de plusieurs enfants. Il s'agit essentiellement de jumeaux, et exceptionnellement de triplés ou de quadruplés (registre national FIVNAT). 38. L’ICSI est une méthode plus dangereuse que les autres pour l’enfant à naître.FauxL’ICSI n’est pas en soi une méthode d’AMP plus dangereuse que les autres. Le problème est qu’elle s’adresse principalement à des couples dont l’homme est infertile et peut, en raison de son infertilité, être porteur d’anomalies chromosomiques transmissibles (il peut en particulier transmettre à son garçon l’anomalie responsable de sa stérilité). Il existe par conséquent, lors des procédures d’ICSI, un risque très légèrement accru d’anomalies chez les enfants à naître. En pratique, la plupart des situations problématiques sont anticipées en réalisant des tests génétiques chez les futurs parents, ces tests permettant, si besoin, de programmer une surveillance du foetus. En définitive, les statistiques actuelles sont globalement rassurantes et montrent que 98 % des enfants nés par ICSI sont en bonne santé. 39. Une grossesse obtenue par FIV nécessite toujours une surveillance beaucoup plus importante qu’une grossesse résultant d’une conception naturelle.VraiLors d’une grossesse obtenue par FIV, il est habituel de réaliser une échographie supplémentaire en début de grossesse, quatre semaines environ après l’implantation utérine du ou des embryons. Le pourcentage légèrement plus élevé de prématurité et d'hypotrophie dans les grossesses obtenues par FIV, y compris uniques, impose une prise en charge adaptée. Les grossesses gémellaires doivent être suivies en centre spécialisé. 40. La grossesse obtenue par AMP nécessite beaucoup de repos.Parfois vraiAprès une FIV, il n’est pas nécessaire de rester allongée ou immobile dans les jours qui suivent l’implantation des embryons dans l’utérus. Le fait que le ou les embryons restent convenablement « accrochés » dépend en effet de leur qualité et de celle de la muqueuse utérine, et non de facteurs mécaniques. Les femmes enceintes après FIV sont plus âgées que les femmes enceintes spontanément et il est démontré que la prématurité est liée à l'âge. Les conseils seront donc à adapter à chaque femme selon son âge et sa profession. Les grossesses multiples doivent bénéficier d'un arrêt de travail très précoce. 41. Pendant une grossesse obtenue par AMP, mieux vaut s’abstenir de relations sexuelles pendant les premiers mois.En partie fauxIl est vrai qu'il vaut mieux éviter les rapports dans les jours qui suivent le transfert embryonnaire. Pendant la grossesse, si tout va bien, il n'y a pas lieu d'éviter les rapports. En cas de saignements, de contractions utérines ou de menace d'accouchement prématuré, l'abstention est recommandée qu'il s'agisse d'une grossesse spontanée ou après AMP. 42. La stimulation ovarienne peut conduire à une ménopause précoce.FauxLes petites filles naissent avec un stock de 400 000 ovules. Un seul ovule est émis à chaque cycle et, si l’on considère qu’une femme est normalement réglée pendant 40 ans, ce sont à peine 500 ovules qui seront utilisés. La stimulation ovarienne, lorsqu’elle est répétée, par exemple, trois ou quatre fois, ne fait qu’aboutir à la production de 20 ou 25 ovules supplémentaires, ce qui est quantité négligeable par rapport aux réserves initiales. Il n’y a donc aucune raison qu’elle ‘use’ les ovaires et avance l’âge de la ménopause si elle est réalisée chez une femme jeune. Quand la femme aborde la quarantaine au moment de la FIV, la question peut éventuellement se poser, mais, à l’heure actuelle, aucune étude scientifique ne permet de conclure à un risque particulier. 43. Après stimulation ovarienne, il y a un risque de cancer des ovaires.FauxCe risque a été beaucoup étudié depuis les débuts de l’utilisation de la stimulation ovarienne, notamment à la suite d’une étude américaine, parue en 1992, qui a semé le doute. Les données actuelles sont rassurantes puisqu’il en ressort qu’il n’y a pas plus de cancers des ovaires chez les femmes stimulées que chez les autres. C'est l'infertilité en elle-même qui serait cause d'une très légère augmentation des cancers de l'ovaire. Les inducteurs de l'ovulation ont un rôle protecteur s'ils permettent d'obtenir une grossesse. Dernière mise à jour le 31-07-2008 |
News |
Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.