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AMP : De la première consultation à la réalisation...9. Devant toute infertilité, la première étape consiste en un bilan chez la femme.Vrai... et fauxL’étape qui précède la mise en oeuvre d’une AMP consiste en un bilan chez la femme, mais également chez l’homme ! On sait en effet aujourd’hui que, contrairement à une idée reçue, l’infertilité implique presque aussi souvent l’homme que la femme. Concrètement, le problème est exclusivement féminin dans 3 cas sur 10, exclusivement masculin dans 2 cas sur 10, et concerne à la fois l’homme et la femme dans 4 cas sur 10 (le reste concernant des infertilités pour lesquelles aucune cause n’est retrouvée). En pratique, le bilan comprend donc un interrogatoire approfondi et un examen clinique, suivis d'examens complémentaires concernant les deux partenaires (courbe de température et étude de la glaire du col utérin après un rapport sexuel chez la femme, spermogramme chez l’homme, prises de sang, etc.). 10. Le bilan d’infertilité qui précède la mise en œuvre d’une AMP n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale.FauxCe bilan est pris en charge. Il arrive toutefois que soient prescrits des actes « hors nomenclature » ou qu’il y ait des dépassements d’honoraires pour des actes médicaux, qui, eux, ne seront pas remboursés. Certaines assurances complémentaires et mutuelles peuvent alors parfois couvrir une partie des frais non remboursés par la Sécurité sociale. 11. Avant une AMP, le couple doit réfléchir au minimum un mois avant d’accepter ce qui lui a été proposé.VraiCe délai de réflexion, imposé par la loi, permet au couple d’apporter son consentement éclairé au traitement envisagé, après avoir en particulier été informé de ses inconvénients et de ses possibilités d’échec ou de réussite. En pratique, lors de l’entretien au cours duquel le médecin propose et explique l’AMP, il remet un livret d’information et un formulaire de consentement, en demandant au couple de rapporter, au moins un mois plus tard, le formulaire signé, accompagné d'une preuve de vie commune depuis au moins deux ans si le couple n'est pas marié ou de la photocopie du livret de mariage. 12. En France, l’AMP n’est autorisée que chez les couples mariés.FauxLa loi française prévoit également la possibilité d’une AMP chez les couples non mariés, à condition qu’ils fournissent une preuve de vie commune d’au moins deux ans (certificat de concubinage). Elle précise en outre que le couple comprend un homme et une femme (l’AMP est donc impossible pour les couples homosexuels), et que ses deux membres doivent être vivants et en âge de procréer au moment de la mise en oeuvre du traitement proposé. Il est vrai qu'un couple marié peut avoir immédiatement recours à l’AMP, tandis qu'un couple non marié doit fournir la preuve d'une vie commune depuis au moins deux ans. 13. Les traitements utilisés en AMP pour stimuler l’ovulation ne sont pas bien supportés.Vrai... et fauxImpossible en effet, comme pour beaucoup d’autres traitements médicaux, de prétendre à l’absence totale d’effets indésirables. Des désagréments peuvent donc exister, mais il s’agit dans la grande majorité des cas de problèmes sans gravité, qui ne compromettent ni la santé de la femme ni la mise en oeuvre de l’AMP. Ce peut être, par exemple, une pesanteur abdominale liée à une augmentation de volume des ovaires, des maux de tête, des bouffées de chaleur, ou bien encore une discrète prise de poids (0,5 à 1 kg en moyenne) ou un certain degré d’irritabilité. Exceptionnellement peuvent survenir des douleurs abdominales importantes en rapport avec une réponse trop intense des ovaires. En pratique, les médecins s’efforcent de réduire au maximum le risque en surveillant les ovaires stimulés par des dosages biologiques et des échographies et en adaptant les doses du traitement à la réponse de chaque femme. Le plus fatigant dans le traitement est de se lever tôt pour aller faire les prises de sang et les échographies et de concilier contraintes médicales et professionnelles. 14. Les traitements administrés par piqûre lors d’une AMP nécessitent de faire appel à une infirmière.FauxIl faut également savoir que tout le traitement peut désormais être administré par voie sous-cutanée, y compris l'injection qui déclenche l'ovulation. Il est tout à fait possible d’apprendre à réaliser soi-même les piqûres en sous-cutané, plutôt que de dépendre d’une infirmière pour le traitement. 15. Il faut respecter un délai de 6 mois entre deux tentatives d’AMP.FauxLes inséminations artificielles peuvent être théoriquement réalisées à chaque cycle. La FIV classique et l’ICSI, plus contraignantes en termes de traitement hormonal, sont habituellement proposées de façon plus espacée. Il est habituel de laisser passer au moins deux ou trois mois entre deux tentatives, ce qui revient à faire au maximum deux ou trois essais par an. S'il reste des embryons congelés à l'issue de la tentative, ils peuvent être repris très rapidement, voire dès le cycle suivant. Les délais entre les tentatives d’AMP dépendent également des données médicales concernant chaque couple et des conditions d’organisation des centres. 16. La loi limite le nombre de tentatives d’AMP.Faux... et vraiIl existe un nombre limité d’essais systématiquement remboursés par la Sécurité sociale (Journal Officiel du 30 mars 2005). Ce nombre est de six pour les inséminations artificielles et de quatre pour les FIV et les ICSI pour l'obtention d'une grossesse, à condition que la femme soit âgée de moins de 43 ans. Pour la Sécurité sociale, une tentative s'entend avec ponction et transfert. Les transferts d'embryons congelés ne comptent pas dans les quatre tentatives prises en charge. En insémination intra-utérine, les meilleurs taux de grossesse s'observent dans les trois ou quatre premiers cycles et il n'est pas recommandé d'aller au-delà des six cycles pris en charge. En FIV et en ICSI, le taux de succès chute également avec le rang de la tentative. C'est pourquoi la majorité des équipes ne recommandent pas (sauf exception, fausse couche, grossesse extra-utérine) d'aller au-delà des quatre tentatives prises en charge. Une éventuelle cinquième tentative peut se discuter au cas par cas avec l'équipe médicale. 17. Après une FIV, les embryons non transférés dans l’utérus sont congelés à des fins de recherche.FauxAprès une FIV, la congélation des embryons non transférés dans l’utérus est prévue pour permettre, en cas d’échec, de faire un nouvel essai de grossesse, sans avoir besoin de répéter l’étape de ponction des ovaires ni celle de fécondation. Le couple peut refuser ou accepter la congélation et, est invité à le faire avant réalisation de la FIV. S’il refuse, la loi stipule que seuls trois ovules au maximum seront mis en fécondation, ce qui diminue les chances de succès. S’il accepte, les embryons congelés offrent une chance supplémentaire de grossesse. S'ils ne sont pas transférés ultérieurement chez la femme, le couple peut choisir de les donner à un autre couple infertile, de les détruire ou de les donner à la recherche. Last update : 31-07-2008 |
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